beIN Sports, l’enquête qui ne passe pas

Le groupe beIN Sports n’a pas
apprécié la teneur du Complément d’enquête consacré à son patron et
président du PSG Nasser Al-Khelaïfi.
C’est un Complément d’enquête à charge qui la semaine passée a
été diffusé sur
l’antenne de France 2 – des investigations menées Ã
l’encontre de Nasser Al-Khelaïfi, patron clivant du PSG et du
groupe média beIN Sports. Le 27 mars dernier, l’émission intitulée
« Pouvoir, scandale et gros sous : les hors-jeux du PSG » a
réuni un peu plus de 700 000 téléspectateurs en deuxième
partie de soirée.
Pas un franc succès, donc, mais une vraie pierre dans le jardin
du dirigeant qatarien, ciblé pour sa personnalité autoritaire. Un
portrait biaisé selon Laurent de Camas, le directeur général de
beIN Sports France qui au lendemain de la diffusion de ladite
enquête a pris soin d’adresser en interne une note aux personnels
de beIN Media Group.
L’intéressé déplore dans son communiqué « un reportage
qui présentait une vision partiale et trompeuse du chairman de
notre groupe (Nasser Al-Khelaïfi, ndlr) et des entités
qu’il dirige, poursuivant la campagne de diffamation à laquelle
nous faisons face régulièrement », relaie L’Equipe, qui a pu
se procurer le document ainsi partagé.
beIN, des investissements colossaux en France
L’investissement de beIN Sports en France depuis l’ouverture de
ses antennes en juin 2012 y est par ailleurs rappelé: « A
hauteur de 3,1 milliards d’euros pour la diffusion nationale et de
800 millions d’euros pour les autres territoires (de beIN
Media Group), mais aussi au travers de notre leadership en
matière de lutte contre le piratage, notre soutien au sport amateur
avec une contribution allant jusqu’à 200 millions d’euros.
»
Une manière de redorer le blason d’un Nasser Al-Khelaïfi et plus
globalement d’une direction qatarienne régulièrement pointés du
doigt. Le mois dernier dans un entretien accordé à la presse
allemande – au Bild et au Welt am Sonntag notamment – le président
du PSG réagissait ainsi au climat ambiant: « Si l’on
regarde le traitement réservé aux entreprises et aux personnes
qataries en France, oui, ce n’est pas objectif. Et si
quelqu’un veut bien regarder, depuis plusieurs années nous nous
désengageons progressivement pour investir dans des environnements
plus accueillants et équitables. »
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