Comment expliquer le déni des femmes de condamnés pour viols ?

Jeudi 19 décembre 2024, Dominique Pelicot et ses 50 coaccusés étaient condamnés à des sentences allant de trois à vingt ans de réclusion criminelle pour des faits de viols, tentative de viols ou agression sexuelle sur Gisèle Pelicot. Et derrière ces hommes condamnés, des femmes, des mères, des filles qui ont partagé leur vie, leur intimité, leur sexualité ont vu leur vie bouleversée. Pendant qu’elles couvraient le procès hors norme de Mazan, les réalisatrices Alyssa Makni et Delphine Welter ont décidé de consacrer un long format à ces femmes, sobrement intitulé Affaire Pelicot : les femmes de Mazan. Un documentaire diffusé ce jeudi 3 avril à 21 heures sur Téva.
Dans ce film, mère, fille, compagne, épouse ou une ex-épouse ont accepté d’ouvrir les portes de leur intimité aux caméras des réalisatrices, sous le couvert de l’anonymat. Durant 52 minutes, elles racontent leur quotidien depuis que l’affaire a éclaté, révélant des mécanismes psychologiques complexes face à l’horreur des faits reprochés à leurs proches. Parmi celles-ci, certaines s’abîment dans le déni des crimes sexuels perpétrés par leurs compagnons.
« Pas une seule fois, j’ai douté de sa bonne foi »
Dans ce documentaire touchant, un témoignage se dégage par sa force et sa complexité. Celui de Fanny, 33 ans, compagne d’un accusé. Cette dernière a rencontré son partenaire alors qu’il était déjà mis en examen pour le viol de Gisèle Pelicot. « Dès la deuxième fois que l’on s’est vu, […] il m’a raconté t […] Lire la suite
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